Après réflexion, notre seul problème potentiel de vie se résumera toujours à : trouver le bon rayon afin de trouver la bonne bouteille de lait écrémé, je ne vois que ça comme problème GRAVE dans notre société ; imaginez, je me déplace pour trouver une bouteille de lait écrémé mais je ne trouve pas le rayon, ou pire, ils sont en rupture de stock, ce serait plus que grave, ce serait LA fin, non ?
Ce matin, pendant cette marche silencieuse, j'ai voulu faire le point, un peu comme celui que peuvent faire les adultes. J'ai pas trop réussi, à chaque fois que je m'attaque à quelque chose d'adulte, je l'ai dans l'os, et profond.
Je me suis dit que je ne voulais plus pleurer pour vous, que c'était le passé, que c'était vraiment fini entre vous et moi. Et quand, dans l'après midi, j'ai vu cette dame entourée d'amour familial, j'ai craqué, parce que je ne pourrais plus jamais rien recevoir de vous, ni plus jamais rien vous donner, et réciproquement.
Je me suis dit que cette année était une transition entre le grand saut et les non-nouvelles, et j'en suis morte de peur.
Lundi, 6heures du mat', la confrontation me fait déjà pâlir, qu'est-ce que je fais ici ?
En ce qui concerne les matous, les vieux matous, c'est un processus d'acceptation j'ai l'impression, ils m'aident à aller moins mal ; c'est de la merde toutes ces accroches.
Je veux tout lâcher, me barrer et ne plus revenir, me détacher de la société et vivre.
A la tombée de la nuit, sur un continent nommé Afrique, il parait que tous les villageois prient leurs Divinités de continuer à veiller sur eux. Ils regardent les lions au loin, se serrent les coudes, et ne pensent pas au lendemain.
Les gens qui n'ont rien donnent tout. C'est ça que je cherche, je crois que c'est ça !




